En tant que
Lougatois et Sénégalais très reconnaissant envers le citoyen patriote El Hadji
Djily Mbaye, j’ai accueilli avec bonheur les précisions de l’émérite
journaliste Babacar Justin Ndiaye que j’ai lues sur Internet ce 2 janvier, à la
suite de l’article diffamatoire et fallacieux, publié le 31 décembre 2012 par
le site Zoomtchad et qui incrimine certaines personnalités de notre pays, dont
mon concitoyen. Ce portail, pour passionner le débat enclenché autour du
prochain procès de Hissene Habré à Dakar (pour des raisons subjectives qu’on
connait), attaque une grande personnalité du pays qui a bâti lentement sa
fortune à la sueur de son front. Cette accusation ne date pas d’aujourd’hui et
a toujours fait mal à Djily Mbaye qui était conscient que ses accointances avec
les chefs d’État africains dont Tombalbaye ne pouvaient ne pas générer
médisances et calomnies de la part de certaines personnes finalement identifiées
de son vivant. C’est pour cette
raison que les voix qui connaissent la vérité doivent encore se lever pour
prouver qu’entre Djily Mbaye et la bande d’Aouzou, il n’y a aucun mystère.
Alors dire la vérité sera une sorte de justice rendue à celui qui vivait dans,
et luttait pour ce pays.
Cela dit, à mon humble avis, je pense que
le chroniqueur, à défaut d’équilibrer comme l’exige sa corporation, devait se
garder de citer implicitement le nom de l’homme d’affaires lougatois lors de
l’émission Opinions de Walf Tv. Bien qu’il ait cité quelques sources étrangères
qui ont tendance à prendre la précaution d’user du conditionnel, il devrait
approfondir ses recherches pour avoir la version des hommes reprochés, même si
celle-ci était posthume. Pour le cas de Djily Mbaye, il a lui-même donné sa
version, reprise par d’éminentes personnalités du Sénégal et d’ailleurs.
Dans
cet extrait de mon prochain livre sur El Hadji Djily Mbaye, je fournis des
éclairages sur l’affaire de la bande d’Aouzou. Ces éclairages sont fondés sur deux
sources écrites. La première, intitulée « Il est parti, le
calife ! », est du journaliste Babacar
Touré et publiée dans le magazine Sud-Hebdo n° 149 du 21 mars 199. La
seconde qui a pour titre « Témoignage d’un ami » est publiée
par l’Ambassadeur Serigne Moustapha Cissé dans le même magazine du 23 avril
1992. Voici l’extrait :
« Djily Mbaye fut étonné de voir
son nom cité dans l’affaire de la
bande d’Aouzou dont il n’a jamais été protagoniste
ni de prés et de loin. Alors que des informations erronées veulent renverser la
réalité. Pour dire qu’il a servi d’intermédiaire entre Mouammar Khadaffi et
François Tombalbaye pour la transaction des vingt milliards francs CFA destinés
à « l’achat » de cette partie de terre du Tchad par la Libye. Si
certaines personnes pensent que l’illustre lougatois y est lié, nous sommes en
mesure de prouver qu’il n’en est rien. Pour cela encore, nous nous référons à
son ami-ambassadeur de Pire. Celui à qui le milliardaire confia que cette accusation effrontée « rongeait son cœur », non
sans faire sortir de ce même cœur meurtri, en 1990, ceci : « Les
fausses accusations concernant la Bande d’Aouzou m’ont fait toujours mal, or,
toi Moustapha, tu sais que nous ne nous connaissions pas, le Colonel Khadaffi
et moi, et jusqu’à présent, je ne me suis jamais rendu en Lybie ». Voilà
des dépositions faciles à vérifier pour quelqu’un qui n’a rencontré le Colonel
Khadaffi, pour la première et dernière fois, que le 4 décembre 1985 à 19 heures au Palais de la
République de Dakar. L’audience s’était tenue grâce au Président du Sénégal –qui occupait à cette
période le même poste à l’Oua- à qui Djily demanda de le faire recevoir par le
chef de l’État libyen en visite officielle au Sénégal. Au cours de leur
entretien, l’ami de Tombalbaye le demanda à trois reprises s’il le connaissait. Les réponses
du Colonel se soldèrent toutes par la négative. C’est
d’ailleurs au cours cette unique
rencontre que Khadaffi lui adressa une invitation de venir chez lui, mais Mbaye ne s’y
rendra jamais de sa vie. Ce qui amène Serigne
Moustapha Cissé à s’interroger :
« Comment Djily, ne connaissant pas Khadaffi et qui ne l’a rencontré qu’en
décembre 1985, pouvait-il procéder, avec le chef de l’État libyen, à une
transaction sur Aouzou depuis 1972 ? ». Esprit irrationnel
que celui qui voudra rationaliser cette question. »
Mansour
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